Les idées reçues sur la gestion de patrimoine
Idée reçue n°1 : " Je n’ai pas de patrimoine, cela ne me sert à rien de faire appel à un conseiller. "
Idée reçue n°2 : " La gestion de patrimoine, c’est pour les riches. "
Idée reçue n°3 : " Il vaut mieux confier son argent à une grande structure comme une grosse banque qu’à une seule personne. "
Idée reçue n°4 : " La gestion de patrimoine, c’est de la défiscalisation. "
Idée reçue n°5 : " Je suis jeune, j’ai encore le temps avant de penser à mon patrimoine. "
Idée reçue n°1 : « Je n’ai pas de patrimoine, cela ne me sert à rien de faire appel à un conseiller. »
Comme on l’a vu précédemment (cf. le chapitre « La gestion de patrimoine, c’est quoi ? »), il est souvent plus pertinent de parler de création de patrimoine que de gestion de patrimoine. Il est en effet envisageable de créer du patrimoine à long terme et de façon pérenne avec des revenus de l’ordre de 1 500 à 2 000 € nets mensuels. Ceci n’est valable qu’à la condition que le train de vie de l’investisseur lui permette de consacrer une partie de son épargne au développement de son patrimoine.
Idée reçue n°2 : « La gestion de patrimoine, c’est pour les riches. »
Au risque de me répéter (cf. idée reçue n°1 : « Je n’ai pas de patrimoine, pourquoi faire appel à un conseiller ? »), il est essentiel de comprendre qu’un CGP s’occupe autant –sinon plus- de créer du patrimoine que de gérer un patrimoine déjà existant. A titre d’exemple, un effort d’épargne de 100 € mensuels, à la condition qu’il soit maintenu pendant plusieurs années, permet d’envisager des solutions d’investissement performantes et sécurisées.
De plus, un conseiller en gestion de patrimoine est le plus souvent rémunéré par des commissions rétrocédées par les partenaires chez qui ses clients ont investi. Ce n’est donc pas le client qui rémunère directement le conseiller. En conséquence, le processus de conseil n’est pas facturé au client. Nul besoin donc de sortir son chéquier à la fin de chaque entretien avec son CGP !
Idée reçue n°3 : « Il vaut mieux confier son argent à une grande structure comme une grosse banque qu’à une seule personne. »
Cette idée reçue vient de la confusion qui est faite entre le CGP, dont le métier est de proposer les solutions d’investissement les plus adaptées, et les opérateurs partenaires, qui fournissent les solutions. Le conseiller est un intermédiaire qui identifie les solutions les plus pertinentes, ce n’est pas lui qui les conçoit.
Exemple : son CGP conseille à Monsieur Tartempion d’investir dans un bien immobilier situé dans une résidence pour personnes âgées de la région de Lyon. Cette résidence est gérée par GDP Vendôme, l’un des acteurs les plus importants des maisons de retraite en France. Dans cette situation, le Conseiller en Gestion de Patrimoine a un rôle d’intermédiaire entre Monsieur Tartempion et GDP Vendôme. Le travail du CGP consiste à présenter à ses clients des partenaires solides financièrement, pas de se substituer à ceux-ci !
Idée reçue n°4 : « La gestion de patrimoine, c’est de la défiscalisation. »
Les deux notions sont différentes.
La gestion de patrimoine, c’est choisir des solutions d’investissement adaptées au profil et aux objectifs de ses clients, ainsi qu’à la conjoncture. Elle s’inscrit dans une logique à long terme.
La défiscalisation est une pratique consistant à diminuer son impôt sur le revenu en utilisant les décrets légaux proposés par le gouvernement pour encourager le secteur immobilier en France. Elle s’inscrit dans une logique à court ou moyen terme.
La réduction des impôts peut être un moyen, mais certainement pas un objectif en soi ! Investir dans un bien immobilier dans une logique purement fiscale, c’est oublier qu’il s’agit avant tout d’une opération immobilière : avant de penser à la réduction de ses impôts, il s’agit de prendre toutes les garanties pour qu’un locataire occupe le bien immobilier, de vérifier que le promoteur immobilier présente une solidité financière avérée, que ce bien est situé dans une zone de forte pression locative. Toutes ces vérifications relèvent du travail du CGP et sont souvent oubliées par les moins scrupuleuses des structures de défiscalisation.
Pour résumer, une réduction d’impôts ne doit être perçue que comme la cerise sur le gâteau. Cette cerise n’est tout d’abord pas indispensable pour faire le gâteau, mais dans tous les cas il faut faire le gâteau avant de pouvoir poser la cerise !
Idée reçue n°5 : « Je suis jeune, j’ai encore le temps avant de penser à mon patrimoine. »
C’est une idée trompeuse, et la raison en est mathématique.
On peut en effet raisonnablement penser que la plupart des investisseurs arrêteront d’investir à l’âge de la retraite. C’est ainsi la date de début d’investissement qui détermine la durée de l’investissement.
Supposons deux personnes qui investissent 200 euros / mois sur le même support à 6%, l’une débutant son investissement à 30 ans et l’autre à 40 ans. On peut constater sur le graphique ci-dessous que la différence entre les deux investisseurs ne fait que se creuser au cours du temps, passant de moins de 40 000 € à près de 150 000€ une fois à la retraite.

Le temps est donc un allié à partir du moment où on a commencé à investir. A contrario, il joue contre nous tant qu’on retarde ses investissements.
